Pourquoi la personne âgée est-elle particulièrement à risque ?
La personne âgée présente de la fragilité liée aux maladies chroniques, à la perte d’autonomie et aux médicaments.
Elle présente également une capacité réduite d’adaptation à la chaleur, caractérisée par une
réduction :
– de la perception de la chaleur,
– des capacités de transpiration,
– de la sensation de soif,
– de la capacité de vasodilatation du système capillaire périphérique
limitant la possibilité d’augmentation du débit sudoral en réponse à la chaleur.
De plus, la personne âgée a souvent une fonction rénale altérée. Cela nécessite une vigilance particulière pour maintenir un équilibre hydro-électrolytique correct. Il s’agit alors plus de prévenir une hyponatrémie de dilution (par hypercompensation des pertes de faible volume) que l’apparition d’une déshydratation.
Diagnostiquer les pathologies graves liées à la chaleur
Deux urgences vitales, avec des symptômes et une prise en charge spécifiques :
– la déshydratation grave (muqueuses sèches,
perte de poids, hypotension) nécessitant la
mise en place d’une réhydratation en urgence.
– le coup de chaleur (peau rouge sèche contrastant avec muqueuses humides, température ≥ 40°C, troubles neurologiques centraux, contractures musculaires). Ce coup de chaleur nécessitant la mise en place d’une réanimation intensive
associée à une humidification cutanée par de l’eau fraiche associée à une ventilation favorisant son évaporation.
Agir = refroidir rapidement et contrôler les effets de l’hyperthermie
– Allonger, dévêtir, rafraîchir, hydrater, éventer…
– Faire le point et, selon l’évolution et la présence d’aidants (familiaux, professionnels),
discuter d’une hospitalisation.
– Pour une assistance devant un patient présentant une pathologie grave liée à la chaleur, appeler le 15.
Les praticiens de la MSP du pays de Paimpol



